Une crise cyber, ce n’est pas “un incident à résoudre”. C’est le moment où l’organisation se met à fonctionner à l’aveugle, où tout le monde cherche un responsable, et où vos décisions vont déterminer combien de temps l’activité reste dégradée et à quel prix. En crise, le DSI ne pilote pas seulement une remédiation technique. Il pilote une dynamique de décision.
Crise cyber : ce qui se passe vraiment dans les premières heures
Vous n’avez pas le diagnostic complet. Vous avez des symptômes : lenteurs, services qui tombent, comptes verrouillés, alertes qui s’empilent, utilisateurs qui saturent le support. Puis arrivent les questions qui comptent :
- “On coupe quoi ?”
- “On communique quoi ?”
- “Est-ce qu’on peut continuer à produire / facturer / soigner / délivrer le service ?”
- “Dans combien de temps ça repart ?”
Vous le savez : la technique n’avance pas plus vite que la gouvernance.
Pourquoi les DSI se font piéger (même avec une bonne équipe)
Le piège n°1 : attendre “la certitude” avant d’agir
En crise, attendre la preuve parfaite, c’est souvent perdre la fenêtre de décision. La compétence clé n’est pas “tout savoir”, c’est décider avec un niveau de preuve acceptable, et ajuster vite.
Le piège n°2 : confondre “cellule de crise” et “réunion de crise”
Une cellule de crise n’est pas un point de discussion. C’est un dispositif de pilotage : informations utiles, arbitrages, décisions, exécution, reporting. Sans cadence et règles simples, la crise devient une suite de réunions… et rien ne se stabilise.
Le piège n°3 : sous-estimer la partie humaine et business
Une crise cyber est aussi une crise de confiance : équipes sous stress, métiers à l’arrêt, direction impatiente, communication sous tension. Vous devez tenir une ligne. Et la tenir quand tout le monde tire dans des directions opposées.
Ce que l’entraînement change (concrètement)
S’entraîner à la gestion de crise cyber ne sert pas à “faire joli”. Ça sert à gagner trois choses le jour J :
1) De la vitesse décisionnelle
Vous savez quoi demander, à qui, et à quel rythme. Vous réduisez les débats stériles et vous créez un flux : info → décision → action → retour.
2) De la clarté dans les arbitrages
Vous testez des décisions qui font mal mais qui existent toujours en réel : couper un service, isoler une zone, prioriser une reprise partielle, accepter une dégradation contrôlée.
3) De la coordination sous contrainte
Vous identifiez ce qui casse : dépendances inconnues, interlocuteurs introuvables, rôles flous, communication qui parasite la technique. Et vous corrigez avant la vraie crise.
L’immersion : la seule façon de vérifier si votre organisation “tient”
Les exercices sur table sont utiles, mais ils restent souvent “confortables”. En immersion, vous vous retrouvez face à ce qui arrive vraiment en crise : des infos incomplètes, des interruptions, des priorités qui se contredisent, de la pression de la direction et des décisions à prendre sans avoir toutes les réponses. C’est là que la posture du DSI se voit : garder le cap, structurer l’action et décider sans désorganiser l’équipe.
Bootcamp Cyber ODC : une formation immersiveoù vous êtes acteur
Le Bootcamp Cyber ODC est une formation centrée sur le pilotage de crise. Vous ne regardez pas un scénario, vous le vivez. Vous apprenez à clarifier la situation, définir les priorités, organiser la coordination, prendre des décisions et construire un plan crédible. Et surtout, vous repartez avec des enseignements concrets grâce à un débrief structuré.