RH 2026 : les actus et enjeux que les entreprises ne peuvent plus traiter à moitié
Pendant longtemps, beaucoup d’entreprises ont géré leurs RH “au fil de l’eau”. Un peu d’Excel, quelques habitudes maison, des process qui tiennent parce que les équipes compensent. Tant que tout roule, ça passe. En 2026, ça passe beaucoup moins.
Entre la transparence salariale qui s’impose dans le débat RH, l’évolution du cadre des entretiens professionnels, la montée de l’intelligence artificielle dans les usages
quotidiens et la question de la maîtrise des données RH, les entreprises n’ont
plus seulement un sujet de conformité.
Elles ont un sujet de pilotage. Et, au fond, un sujet de performance.
Ce qui change n’est pas anecdotique. Ce qui change, c’est la façon dont une organisation structure son parcours collaborateur, sécurise ses décisions, fiabilise ses données et
garde la main sur ses outils. En clair : les RH ne peuvent plus être pensées comme une
simple fonction support. Elles deviennent un levier concret de solidité,
d’attractivité et d’efficacité.
Le vrai sujet n’est plus de suivre le mouvement.
Le vrai sujet, c’est de savoir si vos RH créent de la valeur… ou du risque.
C’est exactement pour répondre à cette question que nous organisons cette Matinale RH.
Une matinée pour transformer vos obligations RH de 2026 en performance mesurable.

Transparence salariale : un sujet RH qui devient un sujet de gouvernance
La directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en 2023, a lancé un mouvement de fond.
Son objectif est clair : renforcer l’égalité de rémunération et obliger les entreprises à mieux objectiver leurs pratiques.
Le texte prévoit notamment plus de transparence sur les salaires et des mesures à prendre en cas d’écart de rémunération femmes-hommes supérieur à 5 %.
Les États membres disposent de trois ans après sa publication pour la transposer dans leur droit national.
Concrètement, ce sujet ne concerne pas seulement les grandes entreprises ou les directions RH très structurées.
Il pose une question simple à toutes les organisations : seriez-vous capables, demain, d’expliquer clairement pourquoi deux collaborateurs occupant des postes comparables ne perçoivent pas la même rémunération ?
C’est là que beaucoup de dirigeants découvrent un angle mort. Les critères existent parfois dans la tête des managers, mais ils ne sont ni homogènes, ni documentés, ni pilotés. Les grilles salariales sont incomplètes, les historiques sont éclatés, et la justification repose encore trop souvent sur de l’implicite.
La transparence salariale n’oblige pas seulement à “communiquer plus”. Elle oblige à structurer davantage. Et c’est précisément ce qui en fait un vrai sujet de transformation RH.
Entretiens professionnels : en 2026, le sujet mérite d’être remis à plat
Autre évolution importante : l’entretien professionnel a changé de cadre.
Depuis la fin 2025, le Code du travail prévoit qu’à l’embauche, le salarié soit informé qu’il bénéficie d’un entretien de parcours professionnel dans sa première année.
Ensuite, un entretien de parcours professionnel doit avoir lieu tous les quatre ans, avec un état des lieux récapitulatif tous les huit ans.
Ce rendez-vous est centré sur les compétences, l’évolution professionnelle et les besoins de formation. Il ne doit pas être confondu avec l’évaluation du travail.
Sur le papier, beaucoup d’entreprises pensent déjà être en ordre. Dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple.
Les calendriers sont parfois mal tenus. Les preuves sont éparpillées. Les comptes rendus manquent d’homogénéité.
Et les entretiens restent souvent perçus comme une obligation administrative, alors qu’ils devraient nourrir une logique bien plus utile : visibilité sur les compétences, suivi des trajectoires, détection des besoins, fidélisation.
En 2026, la vraie question n’est pas seulement “faisons-nous les entretiens ?”.
La vraie question, c’est “que produisent-ils réellement dans notre organisation ?”.
IA RH : promesse énorme, vigilance obligatoire
L’intelligence artificielle entre partout dans les usages RH. Rédaction d’offres d’emploi, synthèse de comptes rendus, aide à la préparation d’entretiens, classement d’informations, automatisation de tâches répétitives… les cas d’usage se multiplient.
Mais sur ce sujet, aller vite ne suffit pas. La CNIL rappelle que, comme tout traitement de données personnelles, la collecte et l’utilisation de données via un système d’IA doivent respecter le RGPD et les droits des personnes. Elle a d’ailleurs publié de nouvelles recommandations en 2025 pour accompagner le développement de systèmes d’IA innovants et responsables. 
Autrement dit, l’IA RH ne se résume pas à “gagner du temps”. Elle pose plusieurs questions très concrètes. Quelles données sont utilisées ? Pour quel objectif ? Qui y a accès ? Où sont-elles stockées ? Peut-on expliquer les résultats produits ? Les collaborateurs sont-ils informés ?
Les entreprises qui tireront vraiment de la valeur de l’IA ne seront pas celles qui la branchent partout. Ce seront celles qui sauront l’utiliser avec méthode, sur les bons cas d’usage, avec un cadre clair.
Données RH souveraines :
de quoi parle-t-on vraiment ?
On parle beaucoup de souveraineté des données, parfois de manière vague. Pourtant, pour une direction RH, le sujet est tout sauf abstrait.
Les données RH comptent parmi les données les plus sensibles de l’entreprise. Rémunérations, évaluations, parcours, arrêts, contrats, historique managérial, entretiens… si ces informations sont mal maîtrisées, mal hébergées ou mal gouvernées, le risque n’est pas seulement juridique. Il est aussi managérial, réputationnel et opérationnel.
La CNIL rappelle que l’usage des outils numériques, y compris de l’IA, doit respecter le RGPD. Son guide sur le recrutement insiste aussi sur la vigilance à avoir concernant les transferts de données hors de l’Union européenne. Plus largement, la question de la souveraineté renvoie à une attente simple des entreprises : savoir où sont les données, qui peut y accéder, et dans quelles conditions elles peuvent être récupérées ou sécurisées. 
Dans les faits, beaucoup d’organisations découvrent trop tard leur niveau de dépendance à un éditeur, à une architecture ou à un outil qu’elles n’ont jamais réellement challengé. C’est pour cela que le choix d’un SIRH ne peut plus reposer uniquement sur des fonctionnalités. Il doit aussi intégrer la question de la maîtrise des données, de l’interopérabilité et de la liberté future.
Le vrai enjeu 2026 : relier conformité, outils et parcours collaborateur
Pris séparément, chaque sujet peut sembler gérable. Transparence salariale d’un côté. Entretiens de l’autre. IA en toile de fond. Données RH au milieu. Mais dans la vraie vie d’une entreprise, tout est lié.
Un onboarding mal structuré crée déjà de la dette. Des entretiens mal suivis affaiblissent la vision des compétences. Une politique salariale peu lisible fragilise le dialogue social. Une donnée éclatée rend toute analyse pénible. Et une IA branchée sur un socle bancal ne règle rien. Elle accélère juste le désordre.
Le sujet RH de 2026 n’est donc pas seulement un sujet de conformité. C’est un sujet d’alignement. Alignement entre les obligations légales, les attentes des collaborateurs, les capacités des managers, la qualité des données et les choix d’outils.
C’est aussi pour cela que les entreprises les plus solides ne cherchent plus seulement “un logiciel RH”. Elles cherchent une structure plus claire, plus fiable et plus défendable.
Notre conviction : les obligations RH peuvent devenir un levier de performance
Vu comme ça, 2026 peut sembler lourd. En réalité, c’est aussi une opportunité.
Une entreprise qui clarifie ses pratiques salariales améliore son pilotage. Une entreprise qui reprend la main sur ses entretiens professionnalise ses parcours. Une entreprise qui cadre mieux son IA sécurise ses usages. Une entreprise qui maîtrise mieux ses données RH gagne en réactivité, en cohérence et en sérénité.
La question n’est donc plus de savoir s’il faut bouger. La question, c’est par où commencer, avec quel niveau de priorité, et avec quels bons repères.
On en parle lors notre prochaine Matinale RH du 16 juin 2026
C’est justement tout l’objectif de notre Matinale RH.
Le 16 juin 2026, à Boulogne-sur-Mer, nous réunissons dirigeants, DRH et responsables RH autour d’un format concret, rythmé et utile.
Au programme : un icebreaker interactif, un auto-diagnostic en live, une table ronde sur les bonnes questions à se poser pour structurer ses RH et choisir un SIRH adapté, puis une démonstration autour du parcours collaborateur et des réponses concrètes apportées par Lucca.
Pas de grand discours hors-sol. Pas de jargon inutile. Juste des sujets qui comptent vraiment en 2026, des repères clairs, des échanges terrain et des leviers immédiatement actionnables.
Vous voulez savoir où vous en êtes vraiment sur la transparence salariale, les entretiens, l’IA RH et la souveraineté des données ? Inscrivez-vous à notre Matinale RH.
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